17/09/2014

Bélesta : Laurent Battist, vigneron et conteur

villages du roussillon, bélesta, laurent batist, la licorneFaire du vin c’est raconter des histoires. Les deux s’inscrivent dans l’art de la transmission. Les nombreux spectateurs, qui se sont déplacés à la Licorne pour cette fin d’après-midi en conte et dégustation, n’ont pas été déçus. C’est un artiste peu connu mais d’élite qui s’est produit ce soir-là, pour leur plus grande satisfaction. Laurent Battist, installé comme vigneron à Cucugnan depuis quelques années. Ses talents de conteur ont été révélés à Maisons, lors de la Nuit des étoiles, où Bruno Schenck lui demandait de déclamer un récit d’Alphonse-Daudet. Comme les gens étaient ravis de la prestation, cela lui a donné l’envie de continuer. « C’était cohérent avec mon passé de comédien à Paris et mon nouveau métier de vigneron car faire du vin, c’est raconter une histoire », indique- t-il. Laurent s’est avéré être un conteur d’exception, tel qu’il en existait au temps passé. Il a subjugué son auditoire. L’après-midi s’est poursuivie autour de la dégustation de bons vins du terroir.

13/09/2014

Bélesta : Nouveaux ateliers pour les scolaires au Château-Musée

villages du roussillon, bélesta, ateliers, chateau musée, martin vivèx, jaume llado, pierre ponsich, villages du roussillon, bélesta, ateliers, chateau musée, martin vivèx, jaume llado, pierre ponsich, L'équipe du musée met en place chaque année de nouveaux ateliers et invite les élèves de l'enseignement primaire à y participer.

Le Château-Musée de Bélesta propose chaque année aux scolaires du département et d'ailleurs, des ateliers en lien avec ses collections permanentes concernant la Préhistoire récente du Roussillon. Mais chaque année aussi, l'équipe du musée met en place un ou plusieurs nouveaux ateliers en relation avec l'exposition temporaire en cours.

Depuis le printemps 2014, l'exposition « De l'art à l'archéologie, l’œuvre du peintre Martin Vivès » met en scène non seulement des toiles et dessins de l'artiste, mais aussi ses travaux archéologiques moins connus du grand public.

En effet, c'est dans le cadre de ses fonctions de conservateur du Musée des Beaux-Arts de Perpignan, le musée H. Rigaud, qu'il a eu l'occasion de fouiller avec Jaume Llado et Pierre Ponsich, un secteur du château royal de Collioure. Ces fouilles ont livré une grande quantité de céramiques médiévales aux décors exubérants. Martin Vivès s'est pris de passion pour ces vases ornés si richement, et c'est en tant qu'enseignant à l'école des Beaux-Arts de Perpignan qu'il a appris à ses étudiants à restituer les formes et les décors peints.

L'équipe d'animateurs du Château-Musée invite les élèves de l'enseignement primaire à suivre les pas de l'artiste à travers de nouveaux ateliers. Il est question de retracer et colorer les décors des plats et autres assiettes et coupes, après une identification des céramiques (datation, provenance, usage, etc.).

Des renseignements supplémentaires peuvent être demandés au 04 68 84 55 55 ou par mail musee.belesta@gmail.com

La vaiselle de la cour des rois de Majorque exposée

villages du roussillon, bélesta, château musée, exposition, vaisselle, rois de majorqueLes céramiques exposées actuellement au Château-Musée de Bélesta sont conservées en général au Musée H. Rigaud de Perpignan. Trouvées dans un dépotoir médiéval du château royal de Collioure, ces assiettes, plats, coupes, bols, illustrent la vaisselle de la table de la cour des rois de Majorque et des occupants suivants. Datées du XIIIè au début du XVè siècle, les céramiques proviennent en grande partie des ateliers de la côte Catalane, où elles étaient produites de manière industrielle. Leurs riches décors aux couleurs vives et aux reflets métallescents, ont été des éléments déterminants pour assurer le succès à l'époque, de cette vaisselle si différente des poteries de cuisine noir ou brun.

Renseignements : Pour les scolaires, ouvert tous les jours d'école sur réservation au tel : 04 68 84 55 55 ou fax : 04 68 84 51 06 ou mail : musee.belesta@gmail.com

04/09/2014

Bélesta : Exposition et dégustation

Le vernissage de l’exposition des artistes Christian Balme, peintures contemporaines ; Jeanne Botquelen, peintures et aquarelles ; Ghislaine Duverney, peintures au couteau ; Guy Thomas, peintures automnales ; Famille Pasquier Laurent, Céline et sa maman pour une expression sur la toponymie locale ; Nicole Ayats et ses bijoux fantaisie aura lieu samedi 6 septembre à partir de 17h30 à La Licorne, avec le vigneron conteur de Cucugnan, Laurent Battist qui fera déguster son vin naturel.

02/09/2014

Cassagnes : L'équilibre des vins et du terroir du domaine Modat

Philippe Modat a réussi son pari du côté de Cassagnes, faire des vins équilibrés, en écoutant et laissant vivre sa terre. Les pluies de l’été annoncent un bon cru 2014.

villages du roussillon, cassagnes, philippe Modat, domainePhilippe Modat et son fils Quentin.

Posé sur la hanche de la colline qui s’affaisse au-dessous du village de Cassagnes, le domaine Modat, créé en 2007, a depuis trois ans chaussé les bottes de sept lieues, au point de truster les récompenses. La dernière en date, une médaille d’or au Decanter World de Londres, pour sa cuvée rouge «Comme avant » 2011, soit 156 cuvées primées, sur 15000 dégustées, avec un trophée régional en sus, au sein des 156 vins primés. Mais encore une médaille d’or des vignerons indépendants pour son blanc «De-ci de-là» 2012 ; un 92/100 au guide Parker pour un autre blanc «Le plus joli» et une médaille d’or Grenache du monde pour son «Sans plus attendre» 2010.

Une pluie de récompenses aussi généreuse que les pluies de juillet et août, dont Philippe Modat, le patron du domaine, espère tirer la quintessence pour les prochaines vendanges : « Avec ces pluies, on a eu 73 mm d’eau en juillet et 49 en août. Je pense qu’on va arriver en 2014 à faire des vins légers, avec autant de puissance et d’arômes que les années précédentes. C’est un souhait ».

Une rigueur indispensable

Et Philippe Modat est loin d’être un rêveur, cet ancien magistrat formé à la rigueur des procédures pénales, sait se montrer patient, observateur, rigoureux, sur les 40 hectares de son domaine, dont 24 exploités en biodynamie, le reste en bois et en landes, afin de créer un écosystème. « J’ai touché le fond de mon incompétence en devenant vigneron. J’ai appris en écoutant les vignerons que j’appréciais et en me formant. Mais il y a une similitude entre la magistrature et la vigne, c’est la rigueur. Elle est indispensable pour arriver à de bons résultats. Et sur la rigueur, j’ai été à la bonne école. Toutes les étapes doivent être traitées rigoureusement, car l’échec de l’une d’entre elles peut détruire la précédente ».

La générosité du sol

Au domaine Modat le sol est généreux. Composé de gneiss, un sable granitique reposant sur une roche métamorphique, il l’est d’autant plus que la famille Modat a fait des choix culturaux forts. Ici pas de désherbant, la chair de la terre se retourne de plaisir sous la soc de la charrue. Un travail des sols qui favorise l’enherbement. Et les vins expriment leur joie par des arômes et une fraîcheur en bouche qui surprennent. « On essaye de garder un certain équilibre, tout en gardant le côté solaire et chaud. C’est là qu’est le challenge. C’est le terroir qui s’exprime, le sol, l’altitude, les écarts de température la nuit et le vent qui sèche », explique Quentin le fils de Philippe Modat.

« On est aidés par la nature et le terroir et on a plus qu’à accompagner la transformation du vin. On n’est pas interventionnistes, mais on contrôle », ajoute Philippe. « On ne cherche pas à faire des vins fondamentalement nouveaux. On veut d’abord faire des vins qui vont nous plaire. Tout ce qui m’a plu avant, m’a permis de me faire une idée du vin que j’aime. Et j’ai adapté mon idée théorique à mon terroir. Le maître mot c’est l’équilibre. Le terroir de gneiss nous donne des arômes, des goûts et des textures fines, donc on vinifie en finesse, pour faire des vins les plus équilibrés possible. C’est la philosophie du domaine ». Olivier Alvarado