19/04/2013

Bélesta : A l’occasion des 20 ans du musée ce week-end, son directeur, J.-C. Marquet, revient sur ces deux décennies passionnantes

villages du roussillon,bélesta la frontière,jean claude marquet,musée de bélesta,f.p. vialaneixJ.-C. Marquet devant la photo de la grotte de Bélesta découverte en 1983. Une photo exposée au musée comme les nombreux ossements ou poteries d’époque.

Jean-Claude Marquet est le directeur du musée depuis 2011. A 74 ans pile-poil, ce Ballestruc de souche (« je suis le dernier produit de Bélesta d’avant-guerre ») aux moustaches tourbillonnantes a hérité de la passion de son... fils pour l’archéologie. «Jean-François avait 14 ans quand l’équipe de Françoise Claustre s’est intéressée à notre grotte. Il y est reste jusqu’à ses 21 ans. Chaque moment libre, il était occupé à fouiller ». Du coup, Jean-Claude allait le chercher, regardait le travail des archéologues, était en contact avec eux et c’est comme ça «que mon fils m’a transmis sa passion ». Alors le jour où, en 2001, il a été question pour la commune de reprendre les choses en main (voir par ailleurs), on a fait appel à J.-Claude, retraité des douanes. Et l’aventure perdure depuis !

Jean-Claude, pouvez-vous nous raconter la genèse de la découverte de la grotte?

L’aventure commence en mars-avril 1983 lors de la découverte de la grotte dans le massif calcaire, route de Montalba, par les habitants du village. La municipalité de l’époque et le maire Louis Baills demandent aux spéléologues du Conflent d’explorer la grotte. Ils creusent une première fois et tombent sur des salles où ils trouvent quelques ossements. On fait alors appel à Françoise Claustre* pour qu’elle donne un avis scientifique sur cette mise à jour.

«Double intérêt scientifique»

Au vu des découvertes qui ont été réalisées à Tautavel quelques années auparavant, elle n’est pas particulièrement enthousiasmée. Les spéléologues continuent à creuser (plus ils descendaient et plus ils remontaient dans le temps) et aperçoivent une sorte de chatière qui les amènera à trouver une sépulture collective datée de - 4 500 avant JC qui se trouvera être la plus ancienne tombe collective du Midi. On remontera alors plusieurs poteries et des ossements correspondants à 32 individus jeunes, parfois très jeunes même si l’espérance de vie à l’époque n’était que de 40 ans. Il y a donc un double intérêt scientifique à cette découverte: la première est qu’effectivement c’est la plus ancienne tombe communautaire en grotte du Languedoc-Roussillon au tout début du Néolithique et qu’avec les 8 mètres de sédiments qui ont été retirés, on sait que la grotte a été occupée du Néolithique au Moyen âge.

Comment réagit alors la population?

On est euphorique. Surtout qu’à cette époque-là, il faut savoir que la viticulture ne se porte pas bien. Qu’ici c’est essentiellement un bassin de viticulteurs et qu’on voit bien l’intérêt pour Bélesta d’avoir fait ce type de découverte. Mais à cette époque, tout ce fabuleux trésor est stocké dans une salle de l’école, parfois à même les cartons. Suite aux recommandations de la DRAC, le maire décide de le garder à Bélesta et acquiert l’ancien château médiéval. Des travaux de réhabilitation sont lancés en 1988 (pour 1,8 M€ financés par l’état, les collectivités locales et le village) et le 27 juin 1992, le musée ouvre ses portes au public.

Et plus de 20 ans après, vous fêtez ça.

Et comment. On fait quand même venir LE spécialiste du néolythique J. Guilaine. D’autres animations viendront égayer ce week-end comme la visité gratuite du musée, le repas et des animations préhistoriques... (voir encadré). Recueilli par F.-P. Vialaneix

« Ce serait dommage de fermer le musée »

De 1992 à 1996, le musée est géré par l’Association pour la sauvegarde et la valorisation de Bélesta (présidée par Y. Biles). De 1996 à 2001, le 2e gestionnaire est le Pôle d’économie du patrimoine de la Vallée de la Têt (EPIC) qui a aussi la gestion des orgues d’Ille, du musée de St-Michel-de-Llotes, de la tour de parfum de Mosset... En 2001, devant la difficulté financière de ce Pôle («un trou de 800 000 euros») la sous-préfète de Prades, Mme Bidegain, convoque les différents maires composant l’EPIC et leur demande de reprendre en main les différents sites. Les municipalités comblent le trou au prorata du nombre des habitants et créent des régies municipales pour chaque site.

Sauf pour Bélesta. «A l’époque, Henri Demay alors maire d’Ille, me propose de monter une association pour avoir des subventions et le maire de Bélesta, à l’époque Gilbert Bourniole me demande de m’en occuper. Ce que j’accepte de faire avec l’archéologue Valérie Porra-Kuteni qui m’aide alors à monter les dossiers et à les défendre. Depuis, chaque année, je me fais des cheveux blancs car pour faire tourner ce musée, il faut un budget de 100000 euros. Si le conseil général nous en octroie une grande partie (avec aussi l’aide de la Région, de la DRAC et de Pays d’arts et d’histoire de la Vallée de la Têt), il faut se battre pour être à flot. Car le jour où nous ne pourrons plus, ce serait vraiment dommage de fermer un tel site... ». A bon entendeur ! 

Programme de ce week-end préhistorique, samedi 20 et 21 avril, au château-musée.

Samedi, A 12h, repas expérimental préhistorique devant la grotte (réservation indispensable): participation 25 €. A 14h, visites commentées de la grotte préhistorique.
A 15h30, animations préhistoriques (démonstrations) salle polyvalente du village. Visites libres gratuites au château-musée.
A 18h, dégustation et visite du chai Riberach: participation 5 €.
A 20h : repas gastronomique (thème néolithique) au restaurant La Coopérative: 55€€ (réservation au 0468503010) : repas préhistorique au restaurant chez Pierre le Figuier: 25 €(réservation au 0468845270).

Dimanche A 10h30, conférence par J. Guilaine «Archéologie préhistorique de la Méditerranée» salle de réception hôtel Riberach.
A 12h: déjeuner gastronomique (thème néolithique) au restaurant La Coopérative: 35 € (réservation au 0468503010) ; repas préhistorique au restaurant chez Pierre Le Figuier : 20 € (réservation au 0468845270).
A 14h, visites commentées gratuites du château-musée et exposition «Protohistoire de la Méditerranée, dans les pas de J. Guilaine».  Renseignements au château-musée au 0468 845555 ou musee.belestagmail.com ou site belesta.fr  Inscriptions aux repas uniquement par téléphone.

Rodès : Un chantier économique et écolo à dos d'âne

villages du roussillon, rodès, carvanigou, estelle devic, fabien boyer, philippe rhoua, ânePHOTO/Photos Philippe Rouah

Cette semaine, les ânes de "Caravanigou" ont monté vingt-deux tonnes de matériaux au chantier du château d'eau. Les hommes étaient plus fatigués que les bêtes.Broussaille, Deux tâches et Groseille ne ménagent pas leurs efforts. Les hommes qui les chargent et les accompagnent sur le chantier du château d'eau de Rodès non plus. "C'est plus dur pour nous que pour les bêtes", confie Fabien Boyer de Caravanigou qui a mis à disposition des ouvriers une ânesse, un poney et un mulet. Vingt-deux tonnes de matériaux sont charriées depuis quelques jours du village jusqu'au château d'eau, une centaine de mètres plus haut et quelque quatre cents mètres plus loin. "Il fallait absolument le rénover car il était en train de s'écrouler", explique Pierre Roméro, adjoint aux travaux. Un mur est ainsi monté pour doubler l'enceinte existante, la cuve intérieure sera ensuite mise en étanchéité et, pour finir, une dalle de béton sera coulée pour couvrir l'édifice. "L'accès étant difficile, trois opportunités s'offraient à nous : la location de brouettes à moteur thermique ou d'un hélicoptère pour monter le matériel. La première aurait dérangé les habitants à cause du bruit et la seconde était bien trop chère. Nous avons donc pensé aux ânes".

Les bêtes habituées aux chantiers

Ainsi, depuis plus d'une semaine, Fabien Boyer, de Baillestavy, a installé un campement en contrebas du village. Tous les jours, ses animaux montent parpaings, sacs de mortier et de sable jusqu'au chantier. Les outils plus conséquents comme les éléments d'échafaudage ou une bétonnière sont, quant à eux, montés à dos d'homme, comme dans les années trente lors de la construction du château d'eau. Si la beauté du paysage en haut les récompense de leurs efforts, ils souffrent davantage que les animaux. Les bêtes sont effectivement habituées à ce type de travail. "Toute l'année, nous participons à des restaurations de cabanes ou de sources en montagne dans des coins difficiles d'accès. Elles connaissent le bruit des engins et ne les craignent pas". Les ânes de Fabien Boyer montent également le sel pour les bêtes dans les estives et, pendant la période estivale, promènent des touristes sur les contreforts du Canigou. À Rodès, depuis quelques jours, ils font le bonheur des habitants qui n'hésitent pas à les gâter de friandises. La montée au chantier.

01/04/2013

Corbère-les-Cabanes La "rando-nue" arrive avec le printemps

villages du roussillon, corbère, rando-nueLes randonneurs vous proposent une activité "nature". PHOTO/© D.R

Toujours à l'affût d'innovations, le bureau du club Détente et loisirs des deux Corbère a décidé de créer, dès les beaux jours, une nouvelle activité pour apporter un peu de piquant aux loisirs de ses adhérents. Cette activité, ramification ouverte au sein de la section randonnée déjà très fréquentée, offrirait à ses pratiquants l'opportunité de découvrir autrement leur amour de la nature.

Le président, accompagné de quelques membres du bureau, a pu se rendre en Provence l'été dernier pour une initiation à la pratique de la "rando-nue" qui connaît aujourd'hui de plus en plus de succès. Interrogé par notre correspondant local, le président explique : "Marcher nu, ça n'a rien de malsain. C'est un moment de liberté où l'on est attentif à chaque partie de son corps, où l'on est en osmose avec la nature et où l'on sent mieux le vent et le soleil. L'air caresse le corps, passe sous les bras entre les jambes, et avec le soleil, c'est une sensation de bien-être terriblement agréable."

La pratique de la randonnée nue peut être considérée comme de l'exhibitionnisme si elle n'est pas encadrée. C'est pourquoi, afin de ne pas choquer les "textiles", les âmes chastes, et être respectueux des bonnes mœurs, le président a sollicité l'autorisation des communes de Corbère et Corbère-les-Cabanes pour l'organisation de la première "Randonnée nue départementale" sur leur territoire. Le tracé d'un circuit a été évoqué ainsi qu'une réglementation adaptée.

Il nous précise : "Il y a des règles à respecter. Au départ, nous partons tous habillés, comme tout autre randonneur, puis après quelques minutes de marche et en fonction de la température, ceux qui le souhaitent retirent leurs vêtements pour continuer à marcher nus. Si nous entendons de loin des marcheurs, nous passons un short pour les hommes et un paréo pour les femmes afin d'éviter de choquer."

La première randonnée nue est programmée fin mai, à condition que toutes les autorisations administratives soient obtenues et que la météo s'y prête. Les randonneurs intéressés peuvent d'ores et déjà s'inscrire* auprès du président ou par Email à l'adresse suivante : rando.2corbere@orange.fr et rejoindre ainsi la dizaine d'adhérents qui y participera.

*Certificat médical et licence marche obligatoires.

17/03/2013

Marché de printemps

Dimanche se tiendra le grand marché de printemps (divers exposants, artisanaux et floraux). Buvette et restauration sur place. Beau temps et bonne humeur garantis.

18/02/2013

Calce : Le marché aux truffes victime de son succès

villagesduroussillon,calce,marché aux truffesPortefeuilles en main, agglutinés contre les stands, ils attendent l'heure fatidique. À 11 h, 2,370 kilos de truffes ont été mis en vente. Et les amateurs de la région même de Catalogne sud ont bien l'intention d'avoir leur part du gâteau. PHOTO/Photos G. M.

Une légère odeur de fromage flotte dans l'air. Mêlée à un doux parfum de champignon. Sur les étals, la face intérieure des truffes coupées ressemble à de l'or. Soudain, Paul Schramm, maire et Elie Puigmal, conseiller général, sonnent le coup d'envoi tant attendu.

C'est parti pour la course aux truffes : il est 11 h

Comme des abeilles autour d'une ruche, les acheteurs s'agitent autour des balances électroniques et des quelques paniers contenant de petites formes noires. Les ventes s'enchaînent. Les échanges de billets contre des sachets en papier vont très vite. Comme dans un tour de magie. C'est presque la guerre entre les acheteurs. La guerre pour savoir qui est arrivé le premier. "Ça fait un moment que je suis là", se plaint une femme, en élevant la voix. En à peine dix minutes, une grande partie des truffes est vendue. "On aurait dû les mettre beaucoup plus chères", plaisante un trufficulteur. "Vous allez en ravoir ?", demande un acheteur. "Peut-être". Béatrice et Fabienne repartent ravies d'avoir décroché le gros lot. "Ce n'est pas excessif. On en a pour 9,60 les trois petites truffes". Sur le stand d'à côté, la vendeuse pose ses ultimes munitions : 21 grammes de truffes. 22 € selon la balance. "Il n'y en a plus ?", s'inquiète un acheteur. "Non, ça y est. C'est terminé", lâche le trufficulteur, comme un couperet.

11 h 13 : les dernières truffes sont parties

Les trois kilos apportés par les producteurs ont été vendus en moins d'un quart d'heure. Peut-être en raison de la saison "exécrable", selon André Porteils, président du syndicat des trufficulteurs catalans. Toujours est-il, que dimanche, dans la foule, il était bien difficile de capter le subtil fumet des produits. La faible récolte avait du mal à mettre les sens en émoi, ensevelie sous les linges, attendant que le lancement officiel pour subir les assauts des marchands, des badauds et des appareils photos. De toute façon, la truffe reste un élément de notre culture et de notre patrimoine. Faute de truffes, les chaland se sont rabattus, avec délice, les papilles en alerte, sur le marché aux produits du terroir et saveurs du Pays catalan : huile d'olive, fromages, charcuterie, foie gras, miel, jus de fruits, boulangerie, vins, etc. Un marché gourmand aux saveurs d'ici dont on se souvient. Tout est réuni dans le cadre du magnifique Château de Las Fonts, ce qui contribue à la notoriété de ce marché de terroir. Un savoir-faire et une réputation qui va crescendo d'année en année.villagesduroussillon,calce,marché aux truffesvillagesduroussillon,calce,marché aux truffesvillagesduroussillon,calce,marché aux truffes

Il est 11 h: Paul Schramm, maire et Elie Puigmal, conseiller général, sonnet le coup d'envoi. A 11 h 13 les  2,370 kilos de truffes ont été vendus

15/02/2013

La "tuber melanosporum" s'invite

CALCE. Huit jours après Lesquerde, c'est à Calce qu'il faudra être ce week-end pour célébrer la truffe avec un marché traditionnel et de terroir à savourer.

villages du roussillon, calce, truffes, chateau las Fonts, tuber mélanosporumvillages du roussillon,calce,truffes,chateau las fonts,tuber mélanosporumLe château Las Fonts accueillera le public dimanche pour le dernier marché de la truffe dans notre département.

Dernier marché de la saison, c'est dans le cadre somptueux d'une ancienne ferme féodale entourée de vignes et d'oliviers, le Château de Las Fonts, que se déroulera, dimanche17 févrer, de 10 h à 16 h, le traditionnel marché aux truffes et produits du terroir.

Les P.O. et plus particulièrement Calce s'affirme au fil des années, comme une place incontournable des marchés aux truffes et fait un nombre grandissant d’aficionados et de producteurs à travers le département et la commune. Depuis toujours, ce champignon mystérieux fascine. Depuis quelques années, le prix de vente au kilo ne bouge pas pour le même apport en quantité. La sélection étant sévère, la qualité est là. Ici c'est la "tuber mélanosporum" qui passionne. C'est la plus réputée et la mieux appréciée pour son arôme subtil, intense et persistant. La qualité est le maître mot du marchés aux truffes calcetais. Sélectionnées sur leur maturité et leur origine à travers des règles imposées, les truffes présentées dimanche seront ainsi d'une qualité optimale. Tout cela contribue à la notoriété de ce marché qui propose aussi un marché gourmand aux saveurs d'ici : huile d'olive, fromages, charcuterie, foie gras, miel, jus de fruits, boulangerie, vins, etc. dont on se souvient. Départ du marché aux truffes à 10 h, idem pour le marché aux produits du terroir et saveurs du Pays catalan. Pour vous restaurer, vous avez le choix entre le casse-croûte ou le grignotage gourmand sur place ou satisfaire vos papilles chez Léo et Caroline qui vous accueilleront au Presbytère (bistrot de pays) pour vous faire découvrir un menu truffé.

Donc, avis aux amateurs, soyez-là dès l'ouverture du marché à 10 h pour ne pas vous faire doubler.

01/02/2013

Rodès : Spectacle musical dimanche

L'école de musique de VInça, dirigée par Sophie Monier, donnera un spectacle musical dans la salle des fêtes du foyer communal, dimanche 3 février, à 16 h.