30/10/2013

Cassagnes : Contes en campagne demain

villages du roussillon, Cassagnes, Malika Verlaguet, foyer RuralLa Fédération Départementale des Foyers Ruraux du Roussillon clôture son festival contes en campagne. Demain, le Foyer Rural de la commune accueillera à 21 h, Malika Verlaguet et son conte « Contes d’aicí, contes d’ailà ».

La conteuse a retroussé ses racines occitanes pour voyager sur les ailes des oiseaux de passage et pousser le portanèl du jardin des imaginaires où il n’existe pas de frontières.

Les yeux remplis de la rondeur du monde, elle  brouille les pistes des origines en rébiscoulant des contes populaires (de l’occitan reviscolar : redonner souffle de vie).  Elle vous les sert d’une voix rieuse, épicés avec la langue des poètes et des paysans.

Contes d’aicí, contes d’ailà, forra-borra, en français et/ou en occitan, vous laisserez-vous toucher du bout des mots ?

Tarif : 7 € adhérents foyers ruraux, 10 € non adhérents, Gratuit moins de 12 ans.

Renseignements : 04.68.35.00.65  /  06.87.62.32.81 -  fdfr66.com

12/10/2013

Cassagnes : inauguration de la nouvelle salle polyvalente

cassagnes, martinez, carles, alibert, malherbe, bascou rumeau, salle polyvalenteSur la photo de g à d : T Martinez maire de Cases de Pene, L. Carles, maire de Torreilles, vice-président de l'agglo, C. Alibert, maire de Cassagnes, H Malherbe, présidente du Conseil Général, A. Bascou, maire de Rivesaltes, vice-président de l'Aglo et J. Rumeau, représentant le Conseil Régional.

Petit village dans le Fenouillèdes, situé à 330 mètres d'altitude, Cassagnes fait partie du Canton de Latour de France. 

Après quatre années de travaux, c'est un bel équipement qui a été inauguré jeudi dernier à Cassagnes. Aussi pour cette cérémonie d'ouverture de la nouvelle salle polyvalent et sportive de la commune, c'est en nombre que les Cassagnol(e)s et élus se sont déplacés pour ce grand moment. Il faut avouer que situer au cœur même du village dans les murs de l'ancienne école, elle permettra aux associations et clubs du village de bénéficier d'un espace de qualité pour pratiquer leurs activités, ce qui devrait soutenir et participer au développement futur de Cassagnes. Un atout de plus pour la commune.

Ce magnifique ouvrage a pu voir le jour grâce au concours de divers acteurs, l’État intervenant pour 180 000 €, le Conseil Général à hauteur de 170 000 € dans le cadre des aides aux projets structurants, l'Agglo Perpignan Méditerranée, quant à elle participe dans le cadre d'un fond de concours pour un montant de 260 000 €, le solde représentant la part de la commune (105 000 €) soit un budget de 715 000 €.

12/06/2013

Calce : Chasse, pêche, nature et du monde

Malgré la petite incertitude qui planait sur les conditions météorologiques, il y avait foule, dimanche , au château de la Fonts pour le premier Salon chasse, pêche, nature.

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Bénédiction des chiens au son des cors avant la chasse à courre, événement phare de ce dimanche. PHOTO/Photos Gérard Maincent

Il faut dire que pour une première fois, cela a été une parfaite réussite ! "Plus de 2 200 personnes au compteur sans compter les personnes venues par les chemins de traverses", concède l'organisateur. La messe de Saint-Hubert avec les cors, la présentation de meutes et d'équipages de chasse à courre, la bénédiction des chiens au son des cors... tout était là pour satisfaire le public grâce à Philippe Soles, l'organisateur, épaulé par plus de cinquante bénévoles. Oui, ils ont fait de cette manifestation un moment magique où la chasse, la pêche, la nature et le terroir étaient mis à l'honneur à travers plus de soixante stands. Des armes aux optiques, des vêtements à la coutellerie, de l'art animalier aux 4 x 4, del'initiation aux différents modes de pêche, à la chasse à courre et à la vénerie sous terre, le tout au son des sonneries des compagnies présentes.

"Pari fermier"

Les animations n'étaient pas en reste avec la démonstration de tir à l'arc ou la sculpture à la tronçonneuse sans oublier les présentations de meutes de chiens courant et chiens d'arrêt, le rallye du Gaillardet, des démonstrations (terrier artificiel). Sans omettre, également les chevaux avec des démonstrations de vénerie de chevaux équestre au cours de la journée. Cette fête n'aurait pas été complète sans ce que l'on peut qualifier du "pari fermier" où les différents producteurs du département se faisaient un plaisir de faire découvrir la gastronomie et les saveurs, avec la mise à l'honneur de produits et vins du terroir. Cette manifestation a rencontré un franc succès, où cette foule de passionnés, de non-initiés, de curieux ou badauds, venus en famille a permis de faire la promotion de plusieurs passions. Baptisée en fin de journée, du haut de l'Olympe, par quelques gouttes, qu'Artémis, fille de Zeus, déesse de la chasse, jetant un regard bienveillant sur cette manifestation et la prenant sous sa protection pour l'avenir, car cette dernière sera reconduite, l'année prochaine, à la même période, comme l'ont confirmé les différents acteurs.

08/06/2013

Calce : Premier salon "Chasse, nature, pêche et terroirs"

C'est une première mais les organisateurs veulent frapper un grand coup demain avec ce salon dédié aux activités "nature".

villages du roussillon,calce,salon,chasse nature pêche et terroirs,philippe soles,rallye du gaillardet,messe saint-hubert,archers,chiensLes organisateurs ont mis les petits plats dans les grands. PHOTO/© D.R

Une solide équipe de passionnés est à l'origine de ce premier salon, entraînée par Philippe Soles, l'instigateur du projet. Ce passionné a plus d'une corde dans sa besace. Il a été enthousiasmé par une manifestation similaire à Saint-Gely du Fesc. L'idée lui a traversé l'esprit de créer, dans le même esprit, une manifestation, regroupant toutes ses passions et quoi de mieux dans le cadre magnifique du Château de Las Fonts à Calce où il habite. Ni une, ni deux, l'idée fait son chemin, les premiers contacts sont pris, la fine équipe de l'ACCA de Calce, est prise de la même frénésie et le bouche à oreilles fera le reste. Aidé par ses compères, ses amis et la Fédération de chasse des P.-O., le projet commence à prendre forme. Un an et demi de préparation, beaucoup de fatigue et de "tracasseries" mais le résultat est là. Dimanche 9 juin, ce sera le grand jour, et quel lancement officiel pour la première, plus de 300 chiens, 60 stands, une messe Saint-Hubert avec les cors, des démonstrations. Il s'y voit déjà, quand vous lui parlez, il voit déjà la scène de la messe avec les cors sur la droite dans la cour du château, il vous parle de la chasse à courre avec leurre au pied du château. Comme au festival de Cannes, vous écoutez ce réalisateur vous parler avec passion de son film. Et quel film.

Tout ce que vous avez voulu savoir

Ce rendez-vous gratuit et ouvert à tous, ravira petits et grands, spécialistes comme non-initiés, par ses volets nature et environnement. A la fois, ludique et convivial, cet événement familial sera ponctué de nombreuses animations et surprises. L'ambition de ce salon est de permettre à des acteurs locaux de faire connaître et reconnaître leurs missions, leurs actions et leur engagement au bénéfice d'un environnement qui leur tient particulièrement à cœur. Ce sera aussi l'occasion, pour les passionnés et le grand public, de trouver tout ce qui est nécessaire à la pratique de leur loisir favori. Des armes aux optiques, des vêtements à la coutellerie, de l'art animalier aux 4 x 4, mais aussi de s'initier aux différents modes de pêche, à la chasse à courre et à la vénerie sous terre, le tout au son des sonneries des compagnies présentes.

Les chiens en vedette

Une fois de plus, les chiens seront en vedette avec, au cours de la journée, des présentations de meutes de chiens courants et chiens d'arrêts, le rallye du Gaillardet, des démonstrations (terrier artificiel). Sans omettre les chevaux avec une démonstration de vénerie de chevaux équestre le matin et l'après-midi. Sans oublier non plus la messe de Saint-Hubert à l'intérieur de la cour du Château (10 h 30) juste avant l'inauguration du salon. Il y en aura pour tous les goûts, et tous les âges. Au-delà des 60 stands d'exposition, chaque demi-heure ou presque sera proposée une nouvelle animation, avec des démonstrations de tir à l'arc (avec les Archers du Roussillon) et sculpture à la tronçonneuse toute la journée sur la partie haute du château, sans oublier l'espace pour les enfants. La fête ne serait pas complète sans ce que l'on peut qualifier de "pari fermier" où les différents producteurs du département se feront un plaisir de vous faire découvrir ou redécouvrir la gastronomie et les saveurs, avec la mise à l'honneur de produits et vins du terroir. Il sera également possible de se restaurer sur place.

17/05/2013

Bélesta : XXe édition de la Dionysiade

Marché de terroir, dégustations, initiation au vin, repas, patrimoine, animations musicales. Ça, c'est Dionysiade ! L'opération a vingt ans.

villages du roussillon, bélestaLe concours des dégustateurs a fait le succès de la manifestation. PHOTO/© D.R

Il y a vingt ans des élus décidaient de créer une association pour développer et dynamiser le tourisme de terroir dans les vallées de l'Agly et du Verdouble. Vingt-deux communes se sont ainsi fédérées pour créer un syndicat de promotion qui pilote diverses animations. Dimanche 19 mai, une de ces animations fêtera son vingtième anniversaire : la Dionysiade labellisée "Vignobles et découvertes" et "Sud de France". On le devine, il sera question de la culture du vin.

Concours et initiations

Si, à la création de la Dionysiade, celle-ci était plutôt dirigée vers les professionnels du secteur viticole, des médias et des spécialistes, depuis 2006 c'est le grand public qui est aussi visé. "Nous avons quand même conservé des choses qui ont fait le succès des précédentes opérations, confie une des responsables du Pays touristique Agly Verdouble qui organise l'événement. Nous avons toujours le concours des dégustateurs en collaboration avec le Conseil interprofessionnel des vins du Roussillon (CIVR), un concours ouvert à tous les amateurs, et qui est bien doté. Il a attiré l'an passé une centaine de participants". Pour ceux qui préfèrent découvrir, il y aura aussi des initiations à la dégustation, qui, elles aussi, ont un joli succès d'année en année.

Vins, musique et patrimoine

La Dionysade se veut aussi une journée de découverte du patrimoine de la commune qui reçoit l'opération, qui tourne chaque année dans un village diffèrent. Dimanche, on pourra visiter le château musée de Bélesta, le village et même la grotte qui habituellement n'est pas accessible au public. Les enfants ne seront en reste, des ateliers et des balades à dos-d'âne sont aussi programmés. Et comme tout commence et finit toujours en musique, deux formations musicales (cornemuse catalane et jazz) mettront de l'ambiance toute la journée. Le programme complet est sur le site dionysiade.fr

19/04/2013

Bélesta : A l’occasion des 20 ans du musée ce week-end, son directeur, J.-C. Marquet, revient sur ces deux décennies passionnantes

villages du roussillon,bélesta la frontière,jean claude marquet,musée de bélesta,f.p. vialaneixJ.-C. Marquet devant la photo de la grotte de Bélesta découverte en 1983. Une photo exposée au musée comme les nombreux ossements ou poteries d’époque.

Jean-Claude Marquet est le directeur du musée depuis 2011. A 74 ans pile-poil, ce Ballestruc de souche (« je suis le dernier produit de Bélesta d’avant-guerre ») aux moustaches tourbillonnantes a hérité de la passion de son... fils pour l’archéologie. «Jean-François avait 14 ans quand l’équipe de Françoise Claustre s’est intéressée à notre grotte. Il y est reste jusqu’à ses 21 ans. Chaque moment libre, il était occupé à fouiller ». Du coup, Jean-Claude allait le chercher, regardait le travail des archéologues, était en contact avec eux et c’est comme ça «que mon fils m’a transmis sa passion ». Alors le jour où, en 2001, il a été question pour la commune de reprendre les choses en main (voir par ailleurs), on a fait appel à J.-Claude, retraité des douanes. Et l’aventure perdure depuis !

Jean-Claude, pouvez-vous nous raconter la genèse de la découverte de la grotte?

L’aventure commence en mars-avril 1983 lors de la découverte de la grotte dans le massif calcaire, route de Montalba, par les habitants du village. La municipalité de l’époque et le maire Louis Baills demandent aux spéléologues du Conflent d’explorer la grotte. Ils creusent une première fois et tombent sur des salles où ils trouvent quelques ossements. On fait alors appel à Françoise Claustre* pour qu’elle donne un avis scientifique sur cette mise à jour.

«Double intérêt scientifique»

Au vu des découvertes qui ont été réalisées à Tautavel quelques années auparavant, elle n’est pas particulièrement enthousiasmée. Les spéléologues continuent à creuser (plus ils descendaient et plus ils remontaient dans le temps) et aperçoivent une sorte de chatière qui les amènera à trouver une sépulture collective datée de - 4 500 avant JC qui se trouvera être la plus ancienne tombe collective du Midi. On remontera alors plusieurs poteries et des ossements correspondants à 32 individus jeunes, parfois très jeunes même si l’espérance de vie à l’époque n’était que de 40 ans. Il y a donc un double intérêt scientifique à cette découverte: la première est qu’effectivement c’est la plus ancienne tombe communautaire en grotte du Languedoc-Roussillon au tout début du Néolithique et qu’avec les 8 mètres de sédiments qui ont été retirés, on sait que la grotte a été occupée du Néolithique au Moyen âge.

Comment réagit alors la population?

On est euphorique. Surtout qu’à cette époque-là, il faut savoir que la viticulture ne se porte pas bien. Qu’ici c’est essentiellement un bassin de viticulteurs et qu’on voit bien l’intérêt pour Bélesta d’avoir fait ce type de découverte. Mais à cette époque, tout ce fabuleux trésor est stocké dans une salle de l’école, parfois à même les cartons. Suite aux recommandations de la DRAC, le maire décide de le garder à Bélesta et acquiert l’ancien château médiéval. Des travaux de réhabilitation sont lancés en 1988 (pour 1,8 M€ financés par l’état, les collectivités locales et le village) et le 27 juin 1992, le musée ouvre ses portes au public.

Et plus de 20 ans après, vous fêtez ça.

Et comment. On fait quand même venir LE spécialiste du néolythique J. Guilaine. D’autres animations viendront égayer ce week-end comme la visité gratuite du musée, le repas et des animations préhistoriques... (voir encadré). Recueilli par F.-P. Vialaneix

« Ce serait dommage de fermer le musée »

De 1992 à 1996, le musée est géré par l’Association pour la sauvegarde et la valorisation de Bélesta (présidée par Y. Biles). De 1996 à 2001, le 2e gestionnaire est le Pôle d’économie du patrimoine de la Vallée de la Têt (EPIC) qui a aussi la gestion des orgues d’Ille, du musée de St-Michel-de-Llotes, de la tour de parfum de Mosset... En 2001, devant la difficulté financière de ce Pôle («un trou de 800 000 euros») la sous-préfète de Prades, Mme Bidegain, convoque les différents maires composant l’EPIC et leur demande de reprendre en main les différents sites. Les municipalités comblent le trou au prorata du nombre des habitants et créent des régies municipales pour chaque site.

Sauf pour Bélesta. «A l’époque, Henri Demay alors maire d’Ille, me propose de monter une association pour avoir des subventions et le maire de Bélesta, à l’époque Gilbert Bourniole me demande de m’en occuper. Ce que j’accepte de faire avec l’archéologue Valérie Porra-Kuteni qui m’aide alors à monter les dossiers et à les défendre. Depuis, chaque année, je me fais des cheveux blancs car pour faire tourner ce musée, il faut un budget de 100000 euros. Si le conseil général nous en octroie une grande partie (avec aussi l’aide de la Région, de la DRAC et de Pays d’arts et d’histoire de la Vallée de la Têt), il faut se battre pour être à flot. Car le jour où nous ne pourrons plus, ce serait vraiment dommage de fermer un tel site... ». A bon entendeur ! 

Programme de ce week-end préhistorique, samedi 20 et 21 avril, au château-musée.

Samedi, A 12h, repas expérimental préhistorique devant la grotte (réservation indispensable): participation 25 €. A 14h, visites commentées de la grotte préhistorique.
A 15h30, animations préhistoriques (démonstrations) salle polyvalente du village. Visites libres gratuites au château-musée.
A 18h, dégustation et visite du chai Riberach: participation 5 €.
A 20h : repas gastronomique (thème néolithique) au restaurant La Coopérative: 55€€ (réservation au 0468503010) : repas préhistorique au restaurant chez Pierre le Figuier: 25 €(réservation au 0468845270).

Dimanche A 10h30, conférence par J. Guilaine «Archéologie préhistorique de la Méditerranée» salle de réception hôtel Riberach.
A 12h: déjeuner gastronomique (thème néolithique) au restaurant La Coopérative: 35 € (réservation au 0468503010) ; repas préhistorique au restaurant chez Pierre Le Figuier : 20 € (réservation au 0468845270).
A 14h, visites commentées gratuites du château-musée et exposition «Protohistoire de la Méditerranée, dans les pas de J. Guilaine».  Renseignements au château-musée au 0468 845555 ou musee.belestagmail.com ou site belesta.fr  Inscriptions aux repas uniquement par téléphone.