15/11/2014

« Le Chant des vignes » prend son envol

Pour un village de 230 habitants, c’est une chance de retrouver un lieu de vie, commerce de proximité. « Le Chant des vignes » a été inauguré.

villages du roussillon,belesta,le chant des vignes,céline et didier boissinotCéline et Didier Boissinot.

« Un endroit chaleureux », « une ambiance conviviale », « un accueil sympathique », voilà ce qu’on pouvait entendre auprès des Bélestanais (Ballestrucs), samedi dernier pour l’inauguration, concernant le bistrot « Le Chant des Vignes », qui a ouvert le 15 juillet. Céline et Didier sont venus s’installer avec leurs enfants, en quittant leur Vendée natale pour les P.-O. « Un coup de cœur », nous confient-ils, « pour la région, le village et ses habitants ».

Bar, épicerie, petite restauration

Le «Chant des vignes » se divise en trois parties : bar, épicerie et petite restauration, l’objectif majeur des gérants étant de consommer local et bio. Côté bistrot, on retrouvera des boissons artisanales et locales.
Dans la partie épicerie à présent bien achalandée, sont présentés des produits bio en vrac, des produits du terroir, une cave à vin et enfin un rayon avec une épicerie conventionnelle.
Une petite restauration est également proposée avec des pizzas à emporter tous les samedis soir, des sandwiches maison (à la demande), et bien sûr du pain frais et des viennoiseries tous les jours.
Céline et Didier ont à cœur que « Le Chant des vignes » soit un lieu d’échanges et de convivialité, tout en apportant l’esprit attendu pour tenir ce centre de vie. Actuellement, un programme d’animations voit le jour avec toutes les deux semaines, des concerts, des projections de photos, des soirées contes, théâtre, concours de belote, rifle, jeux de société…
Pourquoi le « Chant des vignes », direz-vous ? Tout simplement, lors d’une balade en famille dans les vignes aux alentours, les bruissements leur ont rappelés le livre de Pierre Rabhi « le chant de la terre », et le nom fût ainsi trouvé.

Réalisation du projet

On gardera en mémoire le travail d’équipe entre politiques et techniciens. La patience et le professionnalisme de J.-P. Rosetto, l’architecte, le rôle du pays Terres Romanes déterminant à travers Christian Bourquin, son président, et ses techniciens efficaces, la CCI de Prades, pour son étude de faisabilité et son intervention pour les dossiers et demande de subventions portées par Marjolaine Beauvais, très impliquée et l’ancienne municipalité avec Roger Morin et Christophe Hammes.
Sur les subventions, 80% est un chiffre exceptionnel dû à une équipe d’élus se servant de toutes leurs casquettes pour monter ce projet (Christian Bourquin, Ségolène Neuville, Hermeline Malherbe, le préfet). A l’issue de l’inauguration, un apéritif dînatoire préparé par toutes les entreprises du village et des alentours a été servi à la salle des fêtes.villages du roussillon,belesta,le chant des vignes,céline et didier boissinot

Le coût de la construction
352336 € HT de financement, avec le conseil général : 29400 €€, le conseil régional : 50000 €€, la commune de Bélesta : 72871,50 €€, DETR (Dotation d’équipement des territoires ruraux validé par le préfet) : 72531 €€, Fisac (Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce) : 70467 €€, Feader (Fonds européen agricole pour le développement rural) : 57066,50 €€, coût du bureau de contrôle et maîtrise d’oeuvre: 45000 €€. Ces chiffres sont tous avérés, c’est-à-dire que ce sont des subventions demandées et obtenues, soit 80% du HT.

09/06/2014

Bélesta - Martin Vivès en son pays: de «l’Art à l’Archéologie»

L’exposition mêle à la fois l’art et l’archéologie à travers l’artiste Martin Vivès. A ne pas manquer.

villages du roussillon, Bélesta, martin vivès, tarek kuteni, jaume lladoJ.-C. Marquet, R. Ferrer, F. Barniol, T. Kuteni, J. Vivès.

L’inauguration de l’exposition De l’Art à l’Archéologie, l’oeuvre de Martin Vivès s’est déroulée au château musée la semaine dernière, en présence des élus locaux et de nombreux habitants du village et des alentours. Le président de l’association qui gère le musée, J.-C. Marquet, a remercié le conseil régional, le conseil général et la DRAC pour leur fidèle soutien par le maintien des subventions. Il n’a pas oublié de préciser le rôle important des réseaux qui aident le musée comme le pays d’art et d’histoire Vallée de la Têt et le pays d’accueil Agly-Verdouble. Quant au maire Frédéric Bourniole, il a insisté sur le maintien indispensable des aides, mais aussi sur la nécessité de trouver une solution durable pour pérenniser le fonctionnement du château musée. Il a rappelé que le musée était source d’emplois.

Fouilles à Collioure

Le directeur du musée Tarek Kuteni a expliqué : « cette année, le musée essaie de capter l’intérêt des publics amateurs d’archéologie, mais aussi d’art ». Faisant suite à la récente exposition des peintures
de Martin Vivès à Saint-Cyprien, cette nouvelle présentation met en lumière une fonction méconnue de
l’artiste. En effet, enseignant aux Beaux-Arts de Perpignan et conservateur du musée Hyacinthe-Rigaud, a créé une section de céramiques médiévales à partir d’un fonds donné par Jaume Llado, alors conservateur du musée de Mataro. Ce dernier a organisé des fouilles au château royal de Collioure, avec Martin Vivès et Pierre Ponsich, et ils ont découvert dans un dépotoir médiéval une très importante collection de céramiques vernissées, (voir ci-après). L’assistance a écouté avec attention Jaume Llado présenter ces vases et raconter comment Martin Vivès s’est pris de passion pour ces belles pièces.
La fille de l’artiste, Jacqueline Vivès a commenté avec passion l’oeuvre de son père, à partir de toiles issues de collections privées. Exposition à admirer jusqu’au mois de décembre.

Château musée de Bélesta, horaires d’été : ouvert tous les jours de 14 h à 19 h. Tél. 04 68 84 55 55 ou belesta.fr

villages du roussillon, Bélesta, martin vivès, tarek kuteni, jaume lladoJaume Llado, expliquant son amitié pour l’artiste.